Contribution : « Ndongo Lô – le rossignol de Pikine ne chantera plus »

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Son séjour sur terre fut court, sa présence au-devant de la scène musicale sénégalaise très courte. Ndongo Lô aura vécu exactement 30 ans ( 15 janvier 197516 janvier 2005). Mais a très tôt retenu l’attention du public grâce à son talent, sa très belle voix, et ses textes pleins de sens.

Les sujets de ses chansons sont profonds et dévoilent sa personnalité : un homme de bien, un homme de partage, un homme simple, attaché à la vie mais qui croit fortement en Dieu, un homme attaché à sa ville natale, Pikine. Un homme attaché à son enfance, à ses amis, à sa famille, à sa maman. Un homme profond, sensible. Une sensibilité qui transparaît dans ses chansons, quand il se remémore les galères de sa maman, quand il chante sa bien-aimée Adji Goumbé Ndiaye ou quand il chante son marabout préféré, Serigne Fallou. Ndongo était sensible, Ndongo était vrai.

Jeune, il a fait entre autres de la menuiserie métallique, avant de commencer à chanter dans les « mbapatt », courtes séances de lutte qui se déroulent le plus souvent la nuit.

Mais c’est en 2001 que la population sénégalaise découvre cet homme de talent, à travers l’album Ndortél, avec le titre phare « Ma Yaye », où il rend hommage à sa maman et à toutes les mères.

Il enchaîne avec Tarkhiss en 2002, puis avec Aduna, en 2004, juste avant de nous quitter, le 16 janvier 2005. La couverture de la cassette de ce dernier album nous aura marqué, car le chanteur nous tourne le dos, telle une personne qui est sur le départ. Tel quelqu’un qui dit au-revoir.

 

Ndongo est parti, laissant les sénégalais avec de beaux souvenirs. Mais aussi une vingtaine de titres pleins d’enseignements qu’ils ne cessent d’écouter en boucle et de méditer fortement.

Reposes en paix et que le bon Dieu t’accueille dans son paradis éternel. Amine.

De la part d’un très grand fan

Actu7

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