THIES – Le SAES interpelle le prochain gouvernement

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Au-delà de sa contribution au rayonnement de l’enseignement supérieur, le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) veut entamer une nouvelle approche. Malick Fall, Secrétaire général dudit syndicat, a annoncé, samedi à Thiès, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre de la maison du SAES, qu’ils ne peuvent pas en rester là. Ils vont, d’après lui, désormais ouvrir une nouvelle fenêtre qui est celle de la recherche, afin de participer au développement du pays. «Nous avons beaucoup travaillé pourla stabilité sociale et l’amélioration des conditions de travail au niveau de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, une nouvelle fenêtre, celle de la recherche doit être ouverte. Si nous voulons nous développer, sortir l’Afrique de la précarité, il faut que nous puissions tout simplement mettre en place une véritable politique de recherche, qui puisse nous permettre de prendre nous-mêmes nos problématiques de développement», a dit M. Fall. Et c’est dans ce sens qu’il interpelle le prochain gouvernement à avoir une oreille attentive par rapport aux questions de développement et d’orientation qu’ils vont poser sur la table. D’ailleurs, c’estsur ces questions qu’ils vont discuter avec le gouvernement pour voir comment il faudra organiser et financer la recherche pour le bien être de notre pays, a-t-il indiqué. S’agissant de la cérémonie de la pose de la première pierre, Maclik Fall a salué la détermination de la coordination de Thiès qui vient de bénéficier d’une maison du SAES. D’aprèslui, celle-ci va être construite sur une surface d’environ 600 m2 et aura plusieurs vocations, dont celle de lieu de rencontres, d’échanges et de réflexions pour alimenter la réflexion globale qui doit se faire sur le plan national. «Le SAES n’a cessé de contribuer au rayonnement de l’enseignement supérieur. Car, au-delà de notre personne, notre corporation, le SAES s’intéresse beaucoup à sondéveloppement et à sonrayonnement. Au-delà de ça, nous sommes dans desréflexions pour mener à bien les missions des universités. Le SAES a aussi une mission sociale qui lui permet de pouvoir intervenir sur le plan social à chaque fois que de besoin au niveau de l’enseignement supérieur», a-t-il soutenu. Il a, aussi, annoncé avoir eu à faire des dons au niveau de l’université de Ziguinchor qui avait des problèmes de disponibilité de médicaments dans son centre médical. L’autre service social rendu, c’est une consultation médicale, avec don de médicaments à l’université Fatick, ainsi que des vidéos-projecteursremis à l’université du Sine Saloum. Pour Thiès, c’est des matelas qui ont été offerts aux étudiants. En outre, un chèque de 5 millions de francs CFA a été remis à la coordination de SAES-Thiès. Mamadou Babacar Ndiaye, coordonnateur du SAES-Thiès a, lui, affirmé que ce projet n’est rien d’autre que la réalisation d’une des directives du congrès du SAES de 2016 visant à construire une maison du SAES dans chaque campus. «Ce projet qui estl’un des plus importants jamais engagés par la coordination n’aurait pas pu voirle joursansla participation de l’université de Thiès, à travers son Recteur d’alors, Matar Mour Ndiaye Seck et l’actuel Recteur, Ramatoulaye Diagne Mbengue, et le ministère de l’Enseignement supérieur», a-t-il confié.

Marième COLY  vox populi

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