POLEMIQUE SUR LA SUCCESSION DE CHEIKH BETHIO/ Serigne Khadim Thioune convoquent les dogmes islamiques et mourides pour légitimer le fils aîné

Bethio-Thioun

Médinatoul Salam, à Mbour, épicentre du monde des thiantacounes est aussi le lieu de cristallisation de toutes les émotions et passions qui se sont faites jour après le rappel à Dieu, avant-hier mardi à Bordeaux en France où il était parti se soigner, de Cheikh Béthio Thioune. A la veille de la grande rencontre de tous les thiantacounes, aujourd’hui, le climat était survolté hier sur place. Visiblement et en total porte à faux avec ce qu’ils clament, les thiantacounes semblent déboussolés suite à la perte de leur guide. Chagrin et tristesse y sont à leur paroxysme même si chacun se donne du courage en invoquant le nécessaire «thiant» (rendre grâce à Dieu) en toutes circonstances, fussent-elles aussi pénibles que la présente qu’ils vivent. Dans ce climat particulier, des échappées solitaires ne manquent pas qui installent le malaise au sujet de la succession du Cheikh à la tête de la communauté. Des thiantas roulent pour Aïda Diallo En norme, c’est le fils aîné qui hérite de son père la charge de conduire la communauté dans les traditions islamiques. Mais il y a une partie des thiantacounes qui roule pour l’une des épouses du Cheikh, Aïda Diallo en l’occurrence qui avait été élevée au grade de Cheikh suscitant la violente réaction de Touba avant que son mari ne se pliât alors à la ligne de conduite édictée par le Khalife général des mourides. Certains disciples de feu Cheikh Béthio le clament sans retenue, comme celui qui, hier, à Médinatoul Salam, a mis les pieds dans le plat. «Nous ne sommes pas d’accord avec la façon dont vous organisez la cérémonie. Vous ne devez pas nous diriger. Le Cheikh a été très clair. Il nous avait demandé de suivre Sokhna Aïda Diallo», a déclaré un disciple qui était dans l’assistance, cité par «emedia» qui souligne que l’intervention quoi que surprenante a été approuvée par d’autres thiantacounes. Des voix contestataires s’élèvent de part et d’autre. La cérémonie est ainsi interrompue. Visiblement très remonté contre les perturbateurs de la rencontre, Serigne Saliou Thioune prend la parole pour recadrer le débat. «Je ne suis pas venu, ici, pour vous diriger. Si je suis présent à cette cérémonie, c’est parce que c’est mon père qui est décédé. Donc, c’est normal que je sois là mais, je ne prétends pas à vous diriger. Nous devons respecter la mémoire du défunt en ayant un bon comportement. Je ne vais plus accepter que de telles choses se reproduisent», at-il ajouté.

VOX POPULI

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