Le ministre de la Culture veut réorienter le FDCU au profit des région

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Le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, était l’hôte de la Direction des Arts, dirigée Abdoulaye Coundoul. Cela, dans le cadre d’une série de visites de prise de contact avec les services relevant de son département. D’après VOX POPULI , le maître des lieux a conduit la délégation du ministre, en compagnie de ses collaborateurs, dont son Secrétaire général, Birane Niang, dans les différents services qui de sa direction «un peu exiguë». Dans un exposé succinct, le DA est revenu sur l’organisation de sa direction, avant de lister les différents secteurs qu’il englobe. Entre autres, le statut de l’artiste, la célébration des journées internationales, l’organisation du Grand prix du chef de l’Etat pour les arts et les Lettres «dont le budget fait encore défaut», alors que l’organisation avoisine les 50 million de francs CFA. Il y a aussi le Fonds d’aide aux artistes pour le développement des cultures, le Fonds d’aide aux manifestions culturelles, le Fonds de développement des cultures urbaines (FDCU), etc. Dans un dialogue, le successeur de Latif Coulibaly lui a lancé : «Vous avez un très bel outil». Puis, le ministre a donné son point sur le rapport 2018 du FDCU. «70% de ces montants sont captés par Dakar et environs, ce qui n’est pas acceptable. Il faut faire en sorte que celui qui est à Bakel, qui n’est pas outillé pour monter des projets, soit pris en compte, que les centres culturels desrégions puissent les assister. Je crois qu’il y a un ratio qu’il faut respecter. Si 20% de la population habite à Bakel, 20% du montant doit aller à Bakel», a plaidé M. Diop. «Cette faiblesse d’organisation que nous avons à l’intérieur est liée aux manques de formations», a dit le ministre qui veut que «les centres culturels régionaux les accompagnent». Ce qui fera dire au D A que «c’est une recommandation du comité du pilotage. Et comme palliatif nous avons retenu d’organiser une formation». D’après lui, «le déséquilibre est du fait des acteurs qui, une fois qu’ils atteignent un niveau d’autonomie, viennent à Dakar. Et ceux qui restent parfois ne sont pas suffisamment bien outillés. Nous allons devoir faire une incitation où faire une discrimination positive pour pousser les acteurs à aller dans leur région et porter les projets». Le ministre a ensuite relevé que les problèmes dans les régions découlent du manque de sonorisation. «Il faut orienter le fonds afin que toutes les régions soient dotées d’un minimum de matériel. En termes de priorité, donner une dotation à chaque région et qu’on ne sort pas de Dakar pour aller amener une sonorisation à Kaolack ou ailleurs. Ça fera de l’économie», a préconisé l’économiste. M. Coundoul d’ajouter à sa suite : «C’est heureux de vous entendre dire cela. Car, il y a des années, cette option a été déjà prise avec des studios d’enregistrements. Mais souvent, le problème c’est qu’on commence une bonne action politique, mais on ne va pas au bout. Au moment où je vous parle, il y a trois studios au niveau du service DAG qui dorment encore les bureaux». Pragmatique,Abdoulaye Diop de répliquer : «Je vous dis que la semaine prochaine, on va les livrer»

Actu7.info

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