Les promesses de 2004 autour des festivités de l’indépendance à Thiès refont surface dans le débat public. À l’époque, plus de 80 projets avaient été annoncés pour transformer la région en véritable pôle de développement économique et infrastructurel. Pourtant, près de deux décennies plus tard, beaucoup de ces engagements restent lettre morte.

Face à la presse, le responsable de Rewmi à Thiès-Est, Saer Mangane, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer ce qu’il considère comme un déficit d’action de l’État dans la région depuis 2004.

Tout en saluant la capacité actuelle de Thiès à accueillir un événement national d’envergure avec un délai de préparation limité, il a rendu un hommage appuyé à l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, présenté comme l’un des artisans des bases infrastructurelles de la ville.

Cependant, le responsable politique a dénoncé un paradoxe : malgré l’existence de projets déjà validés, l’État serait resté en retrait face aux attentes des populations thiessoises. Selon lui, les infrastructures prévues à l’époque n’avaient été exécutées qu’à 35 %, laissant en suspens près de 70 projets stratégiques pour la région.

« Thiès ne peut plus être la grande oubliée des politiques publiques. Les promesses doivent maintenant se traduire en réalisations concrètes », a-t-il martelé, appelant le Chef de l’État à passer de l’engagement à l’action en lançant l’exécution des projets déjà approuvés pour la région.

Dans le même élan, Saer Mangane a invité les maires à davantage de responsabilité dans la gestion locale, estimant que le développement territorial exige désormais rigueur, vision et engagement politique réel.

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