L’affaire impliquant Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous Abdoulaye Wade, prend une tournure complexe. Accusé d’abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de francs CFA, Samuel Sarr est désormais au centre d’un litige qui oppose des actionnaires sénégalais à la société turque Çalik Enerji, revendiquant 60 millions d’euros (soit plus de 39 milliards de francs CFA).
La société turque Çalik Enerji avait conclu un contrat avec West Africa Energy (WAE), une structure formée par des investisseurs sénégalais, dont Harouna Dia. Ce partenariat est aujourd’hui fragilisé par des tensions internes et des revendications financières. La plainte initiale, déposée par Moustapha Ndiaye, actionnaire et prétendu président du Conseil d’administration (PCA), est à l’origine de l’arrestation de Samuel Sarr. Ce dernier conteste cependant la légitimité du titre de PCA revendiqué par Ndiaye.
En raison de problèmes de santé, Samuel Sarr a été transféré au pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec. Cette situation coïncide avec des accusations affirmant que le patron de Çalik Enerji aurait joué un rôle déterminant dans cette arrestation.
Selon des sources rapportées par L’AS, le gouvernement sénégalais suit cette affaire de près, le chef de l’exécutif ayant récemment cherché à obtenir « une bonne compréhension du dossier ». La gestion de ce contentieux pourrait avoir des répercussions sur la crédibilité des partenariats publics-privés au Sénégal, notamment dans le secteur de l’énergie.
Ce dossier reste un terrain miné par des enjeux économiques et politiques, où les protagonistes poursuivent leur bataille tant sur le plan judiciaire que médiatique.





