L’ancien ministre de l’Énergie, Samuel Sarr, inculpé pour abus de biens sociaux portant sur 8 milliards de FCFA dans le cadre de l’affaire de la centrale électrique West African Energy (WAE), a obtenu une mise en liberté provisoire. Cette décision, prise par le juge du 2e cabinet du tribunal de Dakar, est assortie du port d’un bracelet électronique.
Cette libération intervient après le dépôt, le 23 mai, d’une requête par ses avocats, Mes Cheikh Amadou Ndiaye, Baboucar Cissé et Amadou Dionewar Soumaré, appuyée par une expertise médicale attestant que l’état de santé de leur client est incompatible avec la détention en milieu carcéral.
Samuel Sarr avait été placé en détention à la suite d’une plainte déposée par ses associés, dont Moustapha Ndiaye, dans le cadre du projet énergétique WAE. Un audit du cabinet Mazars avait révélé des irrégularités financières dans la gestion de la société. Cependant, un rapport d’expertise comptable réalisé par Alioune Touré, désigné par le juge d’instruction, a conclu que les irrégularités relevées étaient marginales et ne constituaient pas des abus de biens sociaux.
La décision judiciaire permettra à Samuel Sarr de célébrer la Tabaski en famille, tout en restant sous contrôle judiciaire. Il est important de noter que cette mise en liberté provisoire ne préjuge pas de l’issue de la procédure judiciaire en cours.
L’affaire continue de susciter des tensions, notamment en raison de la disparition du rapport d’expertise comptable des pièces du dossier, ce qui a été dénoncé par la défense comme une violation des droits de leur client.
Raune





