Le Brésil s’est logiquement imposé devant le Sénégal en amical disputé à Londres, à l’Emirates Stadium devant un public nombreux. Plus incisif et plus déterminé, l’adversaire du Sénégal n’a pas éprouvé beaucoup de difficultés à obtenir le gain du succès. Perdus sur le pré, les Lions paient chèrement une entame désastreuse où ils n’ont jamais su trouver solution au problème tactique imposé par Ancelotti.
Après un début de match assez confus où chaque formation a semblé imposer sa patte, l’emprise de la sélecao prenait forme au fil des minutes. Auteur d’un pressing haut qui a gêné considérablement les sorties de balle côté sénégalais, le Brésil s’offrait des opportunités. Et n’eût été la promptitude de Mendy et ses montants, le tableau d’affichage se serait agité depuis.
Alors, à force de subir ce pressing et de rester sur des principes courts, alors qu’il te manque un point d’ancrage, la punition qui nous pendait au nez arriva. Du moment que l’on ne cadre pas bien le porteur, le ballon de Vinucis traverse toute la défense et échoit à Estévao, dont la frappe trompe Mendy (27, 1-0). Logique au vu de la prestation Auriverde et de l’engagement des protégés d’Ancelotti.
Loin de suffire à ce famélique avantage, ils remettent le pied sur l’accélérateur. Ce pressing asphyxiant fait déjouer le Sénégal qui n’arrive toujours pas à assurer proprement ses sorties de balle. Quand s’y ajoutent des erreurs de placement de la défense sur les balles arrêtées, on ne peut que boire le calice jusqu’à la lie. Casimiro, étrangement seul au second poteau, mystifie Mendy (36, 2-0). Il profite d’un mauvais alignement de la défense pour doubler la mise.
Vexés, et bringuebalés sur la belle pelouse de l’Emirates Stadium, les Lions se révoltent. Ismaila Sarr met le feu dans la défense brésilienne, mais ne parvient pas à marquer (42). La frappe de Gana, dans la foulée, est déviée par Guimares.
Outre cet intermède, le ballon d’Elimina Ndiaye sur le poteau en début de seconde période au sortir d’un bon pressing de Jackson , constitue les seules éclaircies dans une rencontre assombrie par la sortie sur blessure de Pape Matar Sarr.
Après, le Brésil a fait montre de maîtrise et de maturité. Autant dans le compartiment médian où il a régné en conquistador, autant en attaque où ses feu-follets ont donné le vertige à Koulibaly et aux siens.
Sur l’ensemble de la partie, le Brésil nous a été supérieur. Dans l’engagement, dans la motivation, et dans l’approche, les protégés de Carlo Ancelotti ont fait la leçon à THiaw et à ses poulains. Qui paient ce début de match raté pour être arrivés quarante minutes avant le coup d’envoi de la rencontre.
Assane Diallo




