Amical Brésil VS Sénégal : Pour un remake à Londres

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Qui aurait pensé que la séleçao serait dans une situation où seule une bonne performance rassurerait ses fans et son staff face au Sénégal, malgré le caractère que peut revêtir la partie ? Eh oui, vous ne vous trompez point, les brésiliens ne sont pas parvenus à remporter le moindre match face aux Sénégalais. Après un nul à Singapour (1-1), ils ont été balayés en terre lisboète (4-2) par Sadio Mané et ses coéquipiers. C’est dans ce contexte que se tendra le match amical (rien d’amitié) entre ces deux sélections, à Londres, samedi prochain à 16h GMT. 

Au vu de la liste dévoilée par Ancelotti, le nouveau sélectionneur des auriverdes, on peut logiquement s’attendre à une confrontation de haute lutte. Les meilleurs brésiliens du moment sont appelés par le technicien italien pour laver un « affront », du fait d’impertinents sénégalais. 

Au besoin, rappeler que le Brésil a remporté à cinq reprises la Coupe du monde, alors que le Sénégal se gargarise d’une place de quart de finale en 2002 (année du dernier sacré du Brésil) et d’une troisième qualification d’affilée à la grande messe du foot mondial. Sans plus

Seulement, le potentiel dont fait montre la sélection sénégalaise depuis quelques années lui autorise une trajectoire vers les sommets, où elle ne rencontrera que les meilleures.  Survoler les éliminatoires de la Coupe du monde, renverser l’Angleterre, sur ses terres, donne des idées à l’adversaire. 

Le plus intéressant réside dans le fait que cette sélection se renforce qualitativement et en quantité. Les récentes arrivées de Mamadou Sarr et Ibrahima Mbaye ont fini de prouver l’attractivité dont se prévaut l’équipe nationale du Sénégal. Car, faire adhérer de tels joueurs à très forts potentiels, courtisés ardemment par la France, relève d’une prouesse. Seulement les bons résultats de la sélection et la stabilité affichée, sans omettre l’attachement à leurs racines, ont suffi pour faire pencher la balance. 

Après deux jours de préparation, l’ambiance dans le groupe est au beau fixe. Les nouveaux ont été accueillis dans de bonnes conditions et leur adaptation bien facilitée.

Dire que la bataille au milieu fera rage, est un doux euphémisme 

Samedi, l’équipe qui défendra mieux sur les côtés et qui ne se fera pas dominé au milieu de terrain ferait un grand pas vers le succès. Car l’adversaire du jour dispose de grands manieurs de ballon au milieu (Paqueta, Guimares, Fabinho, Casemiro) et j’en passe. Des noms ronflants qui écrivent l’histoire au quotidien et d’autres qui ont achevé une grande partie de leur récit. Fabinho, qu’on ne présente plus. Certes, un peu rouillé, mais quelle vision et quelle rage. Aux côtés de Guimarés, un monstre sacré, par son abattage, sa combativité et son sens du but, le Brésil a de la gueule. Casemiro et Paqueta donnent une note plus harmonique à la symphonie qui seule Londres, pourra s’enorgueillir le temps d’un week-end.  

Curieusement, c’est dans ce compartiment que le Sénégal tire son meilleur rendement. Pour dire simple, la bataille fera rage au milieu de terrain. L’expérience de Gana, ajoutée à la clairvoyance de PM Sarr et la vision de Pape Guèye, seront autant d’atouts à opposer à l’armada brésilienne. Le Sénégal doit contenir d’abord l’activité adverse et jouer rapidement sur les côtés pour essayer d’étirer l’adversaire. Qui ne se privera de toucher d’entrée ses puissants avants. 

Une véritable partie d’échecs où le premier à perdre sa reine rendra les armes. On assistera à un remake à Londres où à une prise de pouvoir du peuple auriverde. 

Assane Diallo

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