Le chroniqueur de la TFM, Badara Gadiaga, a été placé sous mandat de dépôt ce lundi matin, à l’issue de son audition par le juge d’instruction. Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, offense à une autorité publique investie de prérogatives présidentielles et propos contraires aux bonnes mœurs. Des accusations liées à son intervention dans l’émission Jakaarlo Bi diffusée le 6 juillet dernier.
L’information judiciaire ouverte par le parquet a conduit à l’interpellation de M. Gadiaga, qui avait été placé en garde à vue à la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC) avant d’être déféré au parquet vendredi dernier. Lors de ce premier face-à-face avec le procureur, le parquet avait requis son placement sous mandat de dépôt, proposition entérinée ce matin par le juge d’instruction.
Cependant, ce dossier a également mis en lumière des tensions autour du respect des droits de la défense. En effet, les avocats de Badara Gadiaga ont été empêchés de voir leur client tout au long du week-end, une situation qui a suscité une vive indignation dans les milieux judiciaires. Le pool d’avocats a dénoncé une entrave grave à l’exercice de la défense et une violation flagrante des droits fondamentaux garantis dans un État de droit.
La mise sous mandat de dépôt de Badara Gadiaga intervient dans un climat de forces tensions dans le pays, surtout depuis la sortie musclée du Premier ministre qui a promis de faire la guerre à la TFM.
Raune





