Dans un communiqué rendu public ce lundi, l’AS Pikine a réagi aux informations circulant sur les réseaux sociaux et dans la presse, faisant état du saccage du bus de l’équipe du Jaraaf après le match de la 23e journée du championnat de Ligue 1 opposant les deux équipes, disputé dimanche 11 août 2025 au stade Alassane Djigo de Pikine.
Le club de Pikine dit avoir appris les faits à travers les canaux médiatiques, notamment un communiqué émis par le Jaraaf. S’il se déclare solidaire du club victime et condamne « avec la dernière énergie » cet acte de vandalisme, l’AS Pikine tient également à dégager toute responsabilité dans cet incident qu’elle qualifie de « répréhensible » et « indigne du sport sénégalais ».
Dans sa note, l’AS Pikine rappelle que la rencontre, classée à haut risque, s’est cependant déroulée dans de très bonnes conditions, sous l’œil des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), du commissaire de match, ainsi que du commissaire Demba Sarr. Aucun incident n’aurait été constaté dans l’enceinte du stade ni aux abords immédiats jusqu’à une heure après le coup de sifflet final.
Un non-respect du protocole ?
Le club hôte souligne qu’un protocole d’organisation avait été mis en place, spécifiant que le bus du Jaraaf devait stationner à l’Arène Nationale et être escorté après le match jusqu’à ce point par les FDS. Toutefois, selon les recoupements effectués par l’AS Pikine, le chauffeur du bus aurait quitté l’itinéraire prévu pour se rendre à la gare des Beaux Maraîchers. C’est à proximité du marché Zinc que le véhicule, un bus banalisé, aurait été attaqué par des individus « non identifiés et non contrôlés ».
Malgré cette dissociation de responsabilité, l’AS Pikine annonce sa volonté de participer aux frais de réparation du bus endommagé. Tout en exprimant sa solidarité et sa compassion à l’endroit du Jaraaf et de son président, l’AS Pikine réaffirme son opposition totale à toute forme de violence dans le sport.
Le club appelle la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP), les autres clubs ainsi que les dirigeants sportifs à unir leurs forces pour lutter contre ces actes qui ternissent l’image du football national. « Nous disons non au vandalisme dans le sport, d’où qu’il vienne », conclut le communiqué.
Raune





