Le Sénégal a composté son ticket pour la prochaine Coupe du monde de la catégorie U17 après sa victoire étriquée sur la Somalie (2-0) en match comptant pour la troisième et dernière journée de la poule C. Cette seconde victoire ne lui assure pas pour autant la première place de son groupe de la CAN U17 qui se joue au Maroc. Les Lionceaux terminent derrière la Tunisie, vainqueur de la Gambie (2-1)
Le Sénégal peut dire merci à Ibrahima Sory Sow, le pensionnaire de Génération foot, auteur du premier but sur penalty – et auteur de deux des trois réalisations sénégalaises durant ce premier tour – émerge du lot du groupe des lionceaux. Non seulement il fait preuve d’une grosse activité au milieu de terrain, assurant souvent le liant entre les deux lignes de devant, il a revêtu le costume de sauveur de la patrie. Avec El Hadji ibrahima Sow, dans le temps additionnel, qui doublait la mise. Une réalisation obtenue dans le jeu. Tiens, une première depuis le début de la compétition.
Coup franc victorieux contre la Gambie en match inaugural et penalty gagnant devant la Somalie, le pensionnaire de Génération Foot, et capitaine de la sélection, marque beaucoup de points durant cette compétition. Heureusement que ses coéquipiers n’ont pas voulu lui laisser le poids de la charge émotionnelle, tout seul, son frère de sang est venu à la rescousse.
En quart de finale, les Lionceaux joueront les Eléphanteaux, match à résultat immédiat. La Côte d’Ivoire passe pour un épouvantail pour sa force de frappe. La bagatelle de dix inscrits après juste trois sorties. Derrière, cette sélection ne retient pas ses vannes, elle en a pris cinq des adversaires qui sont loin d’être des foudres de guerre.
On assistera à une opposition de styles à tous les niveaux. La côte d’Ivoire joue dans la verticalité et l’attaque à outrance, alors que le Sénégal procède par des sorties propres dans la largeur avant de toucher ses joueurs de couloirs. Qui pourraient bien profiter des espaces laissés par l’adversaire.
Mais avant, il faudra effectuer un travail sectoriel, axé sur le fait de marquer des buts, de la manière la plus simple. Bref, revenir aux fondamentaux et générer les afflux de tueur devant les buts. Car dominer outrageusement la Somalie, l’une des équipes les moins nanties du tournoi, avoir 82% de possession et plus d’une dizaine de corners, et n’inscrire qu’un but durant le temps réglementaire, et un but dans le jeu, appelle à une profonde réflexion.
Faudra-t-il se réinventer pour aller au bout, car ce sera une autre paire de manche face à des sélections plus huppées, plus en capacité de marquer. Mais rester aussi sur une bonne solidité défensive peut donner des gages d’assurance, surtout lors d’un match couperet.
D’ici vendredi, la coach Pape Faye devrait générer d’autres énergies afin de pousser son équipe vers plus de lucidité et d’efficacité, car le manque d’idées est frappant dans le dernier tiers.
Assane DIALLO




