Le Grand Théâtre national de Dakar a accueilli, ce mardi, la cérémonie d’ouverture de la 5e Assemblée plénière des Conférences épiscopales réunies de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). Un événement d’envergure régionale, placé sous le signe de la communion spirituelle, du dialogue interreligieux et de la quête de paix durable, en présence du président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye.
Durant plusieurs jours, cette rencontre rassemblera les plus hautes autorités ecclésiastiques ouest-africaines, afin de réfléchir ensemble aux défis contemporains de l’Église catholique dans la région. Le thème central porte sur la construction d’une Église synodale, autonome et engagée, au service de la justice sociale, de la cohésion des sociétés et de la paix.
Un vibrant hommage au pape François
Dans son allocution, le président Diomaye Faye a salué la mémoire du pape François, décédé le 21 avril 2025, soulignant son engagement inlassable pour les pauvres, les exclus et l’environnement. « Il nous a placés face à un choix clair et implacable : agir ou payer », a-t-il rappelé, évoquant la conscience écologique du défunt pontife. Il a également prié pour que le prochain pape poursuive cette « glorieuse tradition apostolique ».
L’Église, pilier de la paix et du vivre-ensemble
Le chef de l’État sénégalais a exprimé sa profonde gratitude envers l’Église catholique pour son rôle essentiel dans le maintien de la paix, la médiation en période de crise, l’éducation, et le renforcement des liens sociaux. Il a salué la contribution des institutions religieuses à la stabilité politique et au développement harmonieux des sociétés africaines, tout en réaffirmant son attachement au modèle sénégalais fondé sur la tolérance religieuse et le respect de la diversité.
Vers une nouvelle gouvernance des affaires religieuses
À cette occasion, le président Faye a annoncé la création prochaine d’une Délégation générale des Affaires religieuses, en remplacement de la direction actuelle. Cette structure aura pour mission d’accompagner les communautés religieuses dans l’exercice de leur culte, tout en soutenant les infrastructures et l’information religieuse.
Un cadre de concertation privilégié pour les politiques publiques
Face à un collège de 150 évêques venus de toute l’Afrique de l’Ouest, le président a affirmé l’importance des recommandations issues de cette Assemblée pour l’élaboration des politiques publiques. Il a qualifié l’Église de « partenaire sûr et incontournable de l’État » dans la construction du vivre-ensemble et du destin commun.
Un symbole fort pour le dialogue interreligieux
La tenue de cette Assemblée à Dakar confirme la place centrale du Sénégal dans la promotion du dialogue interreligieux en Afrique de l’Ouest. Elle constitue une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre les institutions religieuses et les pouvoirs publics, au service d’une société plus juste, plus fraternelle et résiliente.
Chérifa




