CHRONIQUE SPORT : Séisme sur la planète FOOT !

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Décidément, la surprenante et inattendue décision du Jury d”Appel de la CAF de retirer la Coupe d’Afrique des nations au Sénégal au profit du Maroc a provoqué plus qu’une onde de choc dans le monde. La planète FOOT tremble ! Un séisme tellurique d’une magnitude à 8,5 sur l’échelle de la CAF-astrophe vient de faire ses effets, ébranlant les fondations du football africain. Cette métaphore crachée, honteusement sortie du “cratère” de la CAF laisse un goût amer dans la bouche des ferus du ballon rond et autres observateurs avertis qui en sont abasourdis, d’amoureux et de sympathisants de l’équipe nationale du Sénégal, paralisés qu’ils sont, dans un tourbillon d’une Intensité si élevée de déception et d’injustice, de malhonnêteté et de corruption, de favoritisme et de manque de transparence, de suspicion et de concussion.

Maintenant, on peut bien croire à la vassalisation – le mot n’est pas de trop – de la Confédération africaine de football devenue depuis quelques années un “gros machin” sous les ordres du “Reich” Patrice Motsepe, complice de Fouzi Lekjaa, vice-président de la CAF, accusé de conflit d’intérêts dans ce dossier. Qu’en est-il du patron du football mondial, Gianni Infantino, largement critiqué pour son rôle souterrain dans cette décision ? Certains l’accuseraient d’avoir tiré les ficelles en coulisses, influençant même la Confédération Africaine, de Football (CAF) d’attribuer la victoire au Maroc au détriment du Sénégal. Du coup, dans ce feuilleton juridico-sportif entre le Maroc et du Sénégal, se cachent des réalités sombres qui ont rendu aujourd’hui virale le verdict du jury d’appel, ce que les observateurs avertis qualifient de “scandale du siècle”. A juste raison : le rôle du trio Infantino-Motsepe-Lekjaa semble bien inversé. Mais, quand  le fair-play est renversé, le respect des règles bafoué, la manipulation flagrante, le les alliances validées, certaines décisions deviennent contestables. Ces maux qui rongent le football africain menacent de détruire la beauté et la passion du jeu. Il est temps de prendre des mesures drastiques pour assainir le sport et restaurer la confiance des supporters.

L’on ne cessera d’invoquer l’inconvenance d’un forfait imaginaire alors que le match est arrivé à terme et que l’arbitre ayant accepté le retour de l’équipe du Sénégal et dirigé la partie jusqu’à son coup de sifflet final a entériné la victoire de notre équipe ? Les articles 82 et 84 du Règlement de la CAF encadrent les cas dans lesquels une équipe se retire d’une rencontre avec des sanctions sévères notamment la défaite par forfait. Aussi le retrait doit être definitif ou ayant lieu avant la fin de la partie mais surtout dûment constaté par l’arbitre après un refus délibéré de continuer la partie. Aucune de ces conditions n’étant remplie le jury d’appel a commis une erreur d’interprétation assimilable à une erreur de qualification juridique manifeste violant ainsi les principes centraux et fondamentaux du droit du sport. Cette mauvaise décision au niveau de la TAS devrait tout simplement être annulée sans tintamarre ni fracas.

Voilà donc que la planète FOOT est minée aujourd’hui par des acrobaties de toutes sortes, indignes, des manigances et  complots a la pelle, occasionnant la triche et la distribution d’avantages indus et de pots-de-vin qui ont fini de prendre le dessus sur l’équité et la justice sportive. Le football africain mérite aujourd’hui des hommes et des femmes de probité morale pour faire régner la transparence et la justice, des leaders intègres, capables de prendre des décisions justes pour le bien du jeu. Seule la probité morale pourrait rétablir la confiance et garantir l’équité dans les compétitions sportives, surtout la CAN qui a perdue son âme.

Par Gallo Thiam

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