
Les diasporas africaines installées aux États-Unis pourraient bientôt voir leurs envois d’argent vers leur pays d’origine soumis à des taxes plus élevées. Une disposition en ce sens figure dans un vaste projet de loi soutenu par Donald Trump, récemment adopté par le Sénat américain.
Ce texte, qui s’inscrit dans une série de mesures visant à durcir la politique migratoire des États-Unis, prévoit une augmentation des taxes sur les transferts d’argent à destination de l’étranger. Une décision qui suscite de vives préoccupations dans les pays du Sud, notamment en Afrique, où les envois de fonds constituent une ressource vitale pour de nombreuses familles et une part non négligeable du produit intérieur brut (PIB) de certains États.
L’Afrique subsaharienne, qui a reçu plus de 54 milliards de dollars en transferts depuis l’étranger en 2023 selon la Banque mondiale, pourrait être lourdement pénalisée par cette mesure. Plusieurs experts redoutent un impact direct sur le pouvoir d’achat des bénéficiaires, mais aussi sur la stabilité économique de pays dépendants de ces flux financiers.
À ce stade, le projet de loi doit encore être validé par la Chambre des représentants, mais son adoption par le Sénat marque une étape importante. Du côté des pays africains, les autorités suivent de près l’évolution du dossier et s’alarment des conséquences sociales et économiques potentielles.




