Une épidémie de choléra a tué au moins 15 personnes et en a infecté plus de 2 000 autres au cours des quatre derniers mois dans la région éthiopienne d’Amhara, a révélé mardi soir l’institut de santé publique de la région.
Le rapport de l’institut éthiopien de santé publique indique que plus de 2 130 personnes sont tombées malades du choléra pendant ces quatre derniers mois, tout en soulignant que le choléra continue de se propager dans des zones déjà ravagées par des mois de combats intenses entre les milices régionales et les forces militaires du gouvernement fédéral.
Les districts les plus gravement touchés sont Qwara dans le Gondar occidental, Bahir Dar Zuria dans le Gojjam nord, Bure dans le Gojjam occidental et Jawie dans la zone d’Awi, où l’accès aux services de santé essentiels a été considérablement réduit, voire totalement interrompu.
Le conflit, qui s’est fortement intensifié mi-2023 suite à la montée des tensions autour du désarmement des forces de sécurité régionales, a eu un impact catastrophique sur le système de santé déjà fragile d’Amhara. Des témoignages font état d’hôpitaux pillés ou détruits, de personnels médicaux contraints de fuir leurs postes et de ruptures de chaînes d’approvisionnement essentielles.
La Commission éthiopienne des droits de l’homme a déjà documenté des cas inquiétants d’établissements de santé directement ciblés lors des combats intenses. La propagation du choléra en Amhara n’est pas une tragédie isolée.
Présentement, la maladie a atteint un nombre alarmant de 31 districts de la région, le manque critique d’eau potable et d’assainissement adéquat étant identifié comme les principales causes de la propagation de cette maladie d’origine hydrique.
Les experts sanitaires sur le terrain avertissent que dans des zones comme le district de Jawie, où les premiers cas ont été signalés début avril, la pénurie aiguë d’eau potable et les infrastructures d’hygiène gravement compromises aggravent rapidement la crise.
(Source : Apanews)





