Le président congolais Félix Tshisekedi ne considère plus l’hypothèse d’un troisième mandat comme un sujet interdit. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 6 mai à Kinshasa, le chef de l’État s’est exprimé durant près de trois heures devant une salle comble réunissant journalistes et plusieurs membres du gouvernement.

Au cœur des échanges figurait la question sensible d’une éventuelle réforme constitutionnelle portée par le camp présidentiel, qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle candidature de Félix Tshisekedi, au pouvoir depuis 2019. Ce projet suscite depuis plusieurs mois de vives critiques, notamment de la part des Églises catholique et protestante, opposées à toute modification de l’article 220 de la Constitution congolaise.

Sur cette question, le président a assumé clairement la position de son parti, l’UDPS. Selon lui, l’idée d’une révision, voire d’un changement de Constitution, n’est ni improvisée ni provocatrice, mais s’inscrit dans une vision politique ancienne défendue par sa formation. Pour justifier l’urgence de cette réforme, Félix Tshisekedi a également évoqué un nouvel argument : le partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, qui nécessiterait, d’après lui, certaines adaptations institutionnelles et constitutionnelles.

Concernant son avenir politique, le chef de l’État s’est montré tout aussi direct : « Si les Congolais me demandent de revenir, je suis à leur disposition », a-t-il déclaré. Il a toutefois assuré que toute réforme ou révision de la Constitution ne pourrait se faire sans consultation populaire, notamment à travers un référendum.

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