La criminalité financière franchit un nouveau cap inquiétant. Dans un rapport publié lundi, l’Organisation internationale de la police criminelle révèle une augmentation de 54 % des signalements liés à la fraude depuis 2024, avec des pertes estimées à plus de 1,1 milliard de dollars à l’échelle mondiale.

L’organisation internationale souligne avoir contribué à plus de 1 500 enquêtes transfrontalières, mettant en évidence des réseaux criminels de plus en plus structurés et mondialisés. Désormais, les centres d’escroquerie ne se limitent plus à des bases locales : ils opèrent à l’échelle globale et reposent souvent sur l’exploitation de personnes victimes de traite, forcées de participer à des arnaques en ligne.

Autre évolution notable : en Afrique, certaines organisations terroristes diversifient leurs sources de financement en se tournant vers les escroqueries liées aux cryptomonnaies, une tendance jugée particulièrement préoccupante.

Pour contrer ces réseaux complexes, Interpol a déployé l’opération « Shadow Storm », une initiative soutenue par les autorités britanniques, qui vise à renforcer la coordination internationale et à exploiter les données pour anticiper et bloquer les flux financiers frauduleux.

En parallèle, l’institution appelle ses pays membres à mettre en place des structures nationales dédiées à la lutte contre l’escroquerie, afin d’uniformiser les réponses et d’améliorer l’efficacité des démantèlements. Malgré ces mesures, Interpol insiste sur la nécessité d’une mobilisation accrue face à des réseaux toujours plus innovants et agressifs.

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