Sur le champ de bataille, la question d’un potentiel cessez-le-feu est bien loin des préoccupations des soldats ukrainiens. À l’ouest de la ville de Toretsk dans la région du Donbass, les artilleurs sont mobilisés pour ralentir l’avancée russe. Il s’agit de l’un des principaux points de tension du front actuellement.
Toretsk est tombé aux mains des russes le 7 février dernier, depuis, ils continuent d’avancer. La situation militaire est difficile ici. Les bombardements sont très intenses. « Quand les russes mettent la pression sur nos deuxièmes lignes régulièrement, ça veut dire qu’ils avancent », explique Max, un artilleur de la brigade Khyzhak.
Ils occupent cette position depuis un mois et ils ne croient ni à un cessez-le-feu partiel ou total, ni à la paix. « La Russie qui envisagerait la paix, je n’y crois pas », affirme Vlad, l’un des artilleurs tandis qu’Oleg garde un mince espoir : « Un pays comme la Russie ne comprend probablement que la force. Si quelqu’un pouvait lui imposer la paix, alors peut-être que ça pourrait marcher ».
Frontières de 2022
Si tous les soldats estiment que l’Ukraine ne retrouvera pas ses frontières de 1991, ils espèrent néanmoins pouvoir au moins récupérer les frontières de 2022. En attendant d’éventuelles négociations positives, tous assurent qu’ils vont continuer à se battre.
Le sentiment n’est pas plus optimiste loin du front. Située à une trentaine de kilomètres de la Russie, la ville de Kharkiv est presque quotidiennement prise pour cible. « On ne doit pas s’attendre à ce que la Russie fasse la paix. Ils ont déjà prouvé que leur parole ne vaut rien », estime une habitante. Sentiment partagé par une autre ukrainienne : « Franchement, on n’y croit pas. Nous ne faisons pas confiance aux russes ».
Ces derniers jours, les attaques aériennes se sont intensifiées contre les civils. À Sloviansk, Zaporijia ou encore à Soumy, ces frappes ont fait plus d’une dizaine de morts et une centaine de blessés.
(Source : Tf1info)





