Le Parlement israélien a adopté, lundi 10 novembre au soir, en première lecture, une proposition de loi prévoyant l’instauration de la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d’actes de terrorisme. Ce texte, qui vise principalement les Palestiniens qualifiés d’ennemis, est défendu avec insistance par Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale et figure de l’extrême droite suprémaciste israélienne. Le projet devra encore être adopté en deuxième et troisième lectures avant d’entrer en vigueur.
Itamar Ben-Gvir avait menacé de retirer son soutien à la coalition gouvernementale du Premier ministre Benyamin Netanyahu si la proposition n’était pas soumise au vote de la Knesset. Le texte a été déposé par une députée de son parti.
Le projet stipule que “toute personne causant volontairement ou par indifférence la mort d’un citoyen israélien pour des motifs de racisme ou d’hostilité envers une communauté, et dans le but de nuire à l’État d’Israël ou à la renaissance du peuple juif dans son pays, sera passible de la peine de mort”.
Une formulation qui, selon plusieurs observateurs, rendrait la loi applicable uniquement aux Palestiniens accusés d’avoir tué des Israéliens, sans prévoir la même sanction pour les Israéliens auteurs d’homicides contre des Palestiniens.
En validant la recevabilité de la proposition le 3 novembre, la Commission de la sécurité nationale de la Knesset a affirmé que son objectif était de “couper le terrorisme à sa racine et de créer une forte dissuasion”. “Tout terroriste qui se prépare à commettre un meurtre doit savoir qu’il n’y a qu’une seule punition : la peine de mort”, avait déclaré Itamar Ben-Gvir le même jour



