Le professeur Daouda Ndiaye, parasitologue et ancien candidat à l’élection présidentielle du 24 mars 2024, devra encore attendre avant de connaître l’issue du procès qui l’oppose à la société suisse Naturasana AG. Le délibéré est attendu pour le 24 juillet prochain. Le scientifique est accusé d’abus de confiance portant sur un montant de 65 millions de francs CFA.
Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, le Pr Ndiaye rejette les accusations et dénonce une manœuvre orchestrée pour porter atteinte à sa réputation :
« Il s’agit d’un groupe d’individus malintentionnés qui ont tenté d’exploiter ma crédibilité scientifique pour faire valider frauduleusement une étude clinique », déclare-t-il.
Selon ses propos, Naturasana lui aurait soumis des documents censés prouver la réalisation d’une phase 2 d’essai clinique au Cameroun, une étape préalable à la mise en œuvre d’une phase 3 au Sénégal. Après vérification auprès du Comité national d’éthique et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ces documents se sont révélés être des faux. Le comité a alors rejeté la demande de validation.
« Ils ont publié une fausse étude en ligne. Une fois confrontés à la vérité, ils ont reconnu leurs torts et ont décidé de tout arrêter », poursuit le professeur, ajoutant avoir saisi le Procureur pour envisager des poursuites si les mis en cause « remettent les pieds au Sénégal ».
Quant à l’utilisation des fonds en question, il affirme avoir respecté toutes les dispositions contractuelles :
« J’ai mobilisé une équipe, initié les travaux préparatoires sur le terrain et suivi rigoureusement les procédures. Ils n’ont pas réussi à nous berner. »
Pour le Pr Ndiaye, la demande de remboursement est sans fondement et n’a d’autre objectif que de nuire à son image.




