Ligue 2 – Drame à Thiès : El Hadji Youssou Diouf s’effondre sur le banc et meurt

134

 

Le football sénégalais a vécu, dimanche, l’un de ces instants qui glacent les tribunes et figent les consciences. Au stade Maniang Soumaré de Thiès, l’attaquant de l’ASC Saloum, El Hadji Youssou Diouf, a été terrassé par un malaise après la rencontre face à Amitié FC (0-0), comptant pour la 16e journée du championnat de Ligue 2.
Remplacé en cours de jeu, l’ancien joueur du Casa Sports avait regagné le banc lorsque le drame s’est produit, à l’issue de la rencontre. Pris d’un malaise soudain, il s’est effondré sous les regards médusés de ses coéquipiers et du staff. Malgré l’intervention rapide des secours, le joueur n’a pas survécu.
Dans un communiqué empreint d’émotion, la Ligue Sénégalaise de Football Professionnel (LSFP) a confirmé la terrible nouvelle : « Le joueur avait pris part à la rencontre et disputé environ vingt minutes de jeu. Remplacé en cours de match, il a été victime d’un malaise après le coup de sifflet final. Il n’était pas en situation de jeûne au moment des faits ».
La Ligue a adressé « ses condoléances les plus attristées » à la famille du joueur, à ses proches ainsi qu’à l’ASC Saloum, assurant qu’elle suivrait « avec la plus grande attention les circonstances de ce drame ».
À Thiès, la nouvelle s’est répandue comme une onde de stupeur. Travailleur, discret et respecté pour son professionnalisme, El Hadji Youssou Diouf laissait l’image d’un attaquant engagé, fidèle à l’esprit de compétition. « Il n’avait pas jeûné », confie un membre du staff, soucieux de couper court aux spéculations hâtives liées au contexte du Ramadan. Mais au-delà de la foi, c’est une autre question qui refait surface : celle de la sécurité médicale dans les stades sénégalais.
Ce nouveau drame ravive un souvenir encore douloureux : le décès de Fadiouf Ndiaye, le 17 mai dernier, lui aussi victime d’un malaise fatal en plein match.
Dimanche, le nul (0-0) entre l’ASC Saloum et Amitié FC est devenu dérisoire. Ce qui restera, c’est l’image d’un joueur tombé sur le banc, et d’un stade soudain plongé dans le silence. Mais au-delà de l’émotion et des hommages, une exigence s’impose : que la disparition d’El Hadji Youssou Diouf ne soit pas un simple fait divers. Qu’elle serve d’électrochoc pour renforcer durablement la prise en charge médicale et la protection des acteurs du jeu. Car protéger les joueurs, c’est préserver l’essence même du football.

Raune

Description de l'image
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires