Loi interprétative : L’APR accuse Sonko de « clochardiser les institutions de la République »

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Le Secrétariat Exécutif National de l’Alliance Pour la République (APR) a vivement condamné l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi interprétative de la loi d’amnistie de mars 2004, qualifiée de « scélérate ». Selon le parti de l’ancien président, Macky Sall, cette loi absout des criminels tout en criminalisant les Forces de Défense et de Sécurité (FDS).

Dans un communiqué officiel, l’APR accuse la majorité parlementaire, sous la direction du parti Pastef, d’un « nouveau reniement » et d’une « énième violation du serment du président de la République ». Cette loi est perçue par l’APR comme « une tentative de règlement de comptes au détriment de la stabilité institutionnelle ».

Selon l’APR, cette loi dite interprétative représente « un grave précédent » en remettant en cause le rôle joué par les forces de l’ordre dans la préservation de l’ordre républicain. « Ces dernières, qui ont fait échec au projet insurrectionnel, voient leur engagement pour la République désormais criminalisé par des députés godillots otages de hordes de casseurs », fustige le communiqué du parti.

L’APR accuse directement le président de Pastef Ousmane Sonko de vouloir « clochardiser les institutions de la République » dans un esprit de « vengeance et de règlement de comptes ». Pour le parti, ce texte de loi « rouvre les plaies d’une période de troubles » et crée une rupture d’égalité entre les citoyens sénégalais, en instaurant un « tri sélectif » basé sur des considérations partisanes.

Face à cette situation, l’APR réaffirme son soutien total aux Forces de Défense et de Sécurité, qu’il considère comme « le rempart contre l’insurrection et la déstabilisation du Sénégal promues par le Pastef ». Le parti appelle ainsi les Sénégalais à se mobiliser pour défendre les FDS et empêcher toute tentative de les affaiblir juridiquement ou moralement.

« Nulle tentative de faire payer à nos policiers, gendarmes, militaires et magistrats leur engagement qui a permis de vaincre l’insurrection ne doit prospérer », prévient le communiqué.

Un recours devant le Conseil Constitutionnel

Estimant que cette loi va à l’encontre des principes fondamentaux de la Constitution sénégalaise, le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, affilié à l’APR, annonce qu’il saisira le Conseil Constitutionnel pour demander son annulation.

Le parti dénonce une loi « partiale, sélective et contraire au principe d’égalité des citoyens devant la loi ». Cette bataille juridique s’annonce comme un nouvel épisode du bras de fer politique entre l’opposition et la majorité actuelle, dans un contexte de tensions persistantes au Sénégal.

Reste à savoir quelle sera la réponse du Conseil Constitutionnel face à ce recours, alors que le climat politique demeure extrêmement polarisé.

Raune

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