Louga : Emoi après deux morts causés par un individu souffrant de troubles mentaux

230

La ville de Louga est plongée dans la stupeur après deux tragédies successives survenues en l’espace de 24 heures. Un homme, souffrant de troubles mentaux, a provoqué la mort de deux personnes en lançant des briques sur des véhicules en circulation.

Le premier drame s’est déroulé le samedi 29 mars 2025. Ousmane Ndao, ingénieur en bâtiment, se rendait à Dakar pour célébrer la Korité lorsqu’il a été mortellement touché à la poitrine par une brique projetée à travers le pare-brise de son véhicule de transport. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a pas survécu, malgré un appel aux dons de sang relayé sur les réseaux sociaux.

Le lendemain, dimanche 30 mars, une nouvelle attaque a coûté la vie à Mme Sylla, née Sokhna Keita, assistante du vice-recteur de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis. Touchée à la tête alors qu’elle circulait sur la même route, elle a succombé à ses blessures peu après son admission à l’hôpital régional Amadou Sakhir Mbaye de Louga.

Une population en colère et en quête de réponses

Ces événements tragiques ont suscité une vive émotion et une inquiétude grandissante parmi les habitants de Louga. « Cet homme a tué deux personnes en jetant des briques sur des voitures. Jusqu’à quand va-t-on tolérer cela ? », s’indigne un témoin encore sous le choc.

Les attaques ont eu lieu dans la commune de Gueun Sarr, à hauteur du dispensaire de Darou Rahmane. Un témoin du drame raconte : « Nous étions juste derrière la voiture de la dame. Soudain, elle a fait un écart brutal sur la droite. Nous avons vite compris qu’un projectile l’avait touchée ».

L’individu aurait également tenté d’attaquer un troisième véhicule, qui a pu éviter le pire.

Le suspect placé en observation psychiatrique

L’auteur présumé de ces actes, identifié comme S. B. Sagna, a été placé sous surveillance à l’hôpital régional de Louga avant d’être transféré à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye. Les autorités locales ont confirmé qu’il n’avait aucun lien avec la commune de Gueun Sarr, où il errait depuis quelques jours sans signes apparents de violence.

Ce drame relance le débat sur la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiatriques au Sénégal. Le manque de structures adaptées et de suivi médical expose à des situations dramatiques comme celles qui viennent de frapper Louga. Une question cruciale que les autorités ne pourront plus ignorer.

Raune

Description de l'image
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires