Mamadou Faye, 1er président Cour des comptes : « Nous avons fait notre travail. La polémique est normale »

311

Le Premier président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, a réagi aux nombreuses critiques suscitées par la publication du récent rapport de l’institution. S’exprimant chez nos confrères du Soleil sur les réactions parfois vives, il a reconnu la légitimité du débat tout en défendant le travail accompli.

« C’est tout à fait normal qu’il y ait cette polémique, parce que c’est une première », a-t-il déclaré, soulignant le caractère inédit de l’exercice. « C’est une première en Afrique, et il revenait à la Cour des comptes d’élaborer ce rapport, qui répond à une exigence de transparence prévue par le Code de transparence », a-t-il précisé.

Face aux critiques, Mamadou Faye affirme que la Cour a pleinement assumé ses responsabilités. « Nous avons fait notre travail. Une Cour des comptes, ses moyens de communication, ce sont ses arrêts et ses rapports, qui parlent d’eux-mêmes. Alors, s’il y a une polémique, nous restons toujours ouverts, car la Cour ne nous appartient pas. Nos travaux sont réalisés au nom des citoyens, et il est tout à fait normal que ces derniers réagissent », a-t-il soutenu.

Prenant avec philosophie les réactions du public, le président de la Cour estime que celles-ci traduisent surtout un déficit de connaissance du fonctionnement de l’institution. « La Cour est une institution encore méconnue », reconnaît-il. Pour lui, cela révèle « un besoin pressant de pédagogie et de vulgarisation ».

« Cela signifie qu’il nous revient, encore une fois, de mieux communiquer. Les débats que nous avons entendus doivent nous pousser à faire en sorte que les chroniqueurs, les journalistes, et les citoyens puissent mieux maîtriser les procédures de la Cour. Tout le problème réside là : dans la compréhension et la connaissance des procédures de la Cour », a-t-il insisté.

En réponse aux interrogations sur le respect des procédures, Mamadou Faye se veut rassurant. « Lorsque nous avons finalisé le rapport provisoire, nous l’avons transmis à l’entité qui nous avait confié l’audit des finances publiques, à savoir le ministère des Finances. Le principe du contradictoire entre la Cour et le ministère des Finances a donc bien été respecté », a-t-il affirmé.

Avant de conclure, il a tenu à clarifier les limites de la mission de la Cour : « Maintenant, le contradictoire entre le ministère des Finances et les autres autorités ou entités épinglées ne relève pas de notre compétence ».

Raune

Description de l'image
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires