Les manifestations qui secouent l’Iran depuis une semaine ont fait de nouvelles victimes, sur fond de violences, d’arrestations et de fortes tensions diplomatiques. À Qom, capitale religieuse du pays, des manifestants ont incendié des conteneurs à ordures et une voiture. Selon une agence de presse iranienne, un manifestant est mort après l’explosion d’une grenade qu’il transportait.
Les rassemblements, limités à quelques dizaines ou centaines de personnes et organisés de manière dispersée dans plusieurs quartiers, compliquent l’action des forces de l’ordre. Les autorités ont annoncé l’arrestation d’environ une centaine de personnes, accusées notamment de fabriquer des engins explosifs ou des cocktails Molotov.
Dans l’ouest du pays, un membre des forces de sécurité a également été tué. D’après l’agence Mehr, citée par l’AFP, Ali Azizi, membre du Bassidj, a été mortellement touché « à l’arme blanche et par balles » dans la ville de Harsin, lors d’un rassemblement qualifié d’« émeutiers armés » par les autorités.
Sur le plan international, la tension s’est accentuée après les menaces de Donald Trump, qui a évoqué une possible intervention américaine en cas de répression des manifestations. Téhéran a immédiatement réagi, avertissant qu’une intervention des États-Unis ou d’Israël entraînerait une réponse « dure et immédiate ».
À l’intérieur du pays, le pouvoir dénonce un « complot étranger », tout en appelant à distinguer les protestations pacifiques des actes violents. Les médias officiels diffusent des images de violences attribuées à des fauteurs de troubles liés à l’étranger, alors que la mobilisation se poursuit dans un climat de forte tension.




