Le Sénégal continue de trouver des financements sur le marché financier régional. Le 28 août 2026, l’État sénégalais a réussi à mobiliser 77 milliards de FCFA sur le Marché des Titres publics, alors qu’il recherchait initialement 70 milliards de FCFA.
Cette opération montre l’intérêt des investisseurs pour les titres émis par l’État du Sénégal. Au total, ces derniers ont proposé près de 114 milliards de FCFA, soit un montant largement supérieur aux besoins exprimés par le Trésor public. L’État a toutefois retenu 77 milliards de FCFA et rejeté une partie des offres.
Concrètement, le Sénégal emprunte de l’argent auprès d’investisseurs à travers des Bons et Obligations du Trésor. Ces investisseurs prêtent leurs fonds à l’État pour une durée déterminée, allant d’environ un an à cinq ans, en échange d’intérêts.
Les taux de rendement appliqués lors de cette opération varient entre 7,77 % et 8,24 %, selon la durée des emprunts. Ces taux représentent le coût que l’État doit supporter pour obtenir ces financements. Plus les taux sont élevés, plus l’emprunt devient coûteux pour les finances publiques.
Depuis le début de l’année 2026, le Sénégal a ainsi mobilisé plus de 2 000 milliards de FCFA sur le Marché des Titres publics, précisément 2 075 milliards de FCFA. L’objectif des autorités est d’atteindre près de 2 500 milliards de FCFA sur l’ensemble de l’année.
Malgré un marché financier devenu plus difficile et des conditions d’emprunt plus coûteuses, le Sénégal semble donc continuer à bénéficier de la confiance des investisseurs. Toutefois, cette forte mobilisation de ressources soulève également la question du coût de la dette, puisque les sommes empruntées devront être remboursées avec des intérêts.
L’enjeu pour l’État sera désormais d’utiliser ces ressources de manière efficace afin de financer ses priorités tout en maîtrisant le poids de la dette publique.



