Les cadres du Mouvement des Cadres Patriotes (MONCAP Diaspora), longtemps considérés comme l’un des moteurs intellectuels de la Rupture, brisent le silence. Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, ils lancent un appel solennel au sursaut, dénonçant un “désalignement dangereux” au sommet de l’État et un retour progressif de l’ancien système.
Selon les signataires, un climat d’inquiétude s’installe depuis plusieurs mois au sein du PASTEF, du MONCAP, des alliés et même dans l’opinion.
Ils réfutent toute accusation de frustration personnelle : il s’agit, disent-ils, d’une alerte républicaine. Le premier point de crispation concerne le blocage supposé du Premier ministre Ousmane Sonko, qui, selon eux, n’aurait pas la latitude nécessaire pour choisir ses collaborateurs. Cette situation provoquerait une paralysie de l’appareil d’État et un retard sur les réformes attendues.
Le MONCAP Diaspora dénonce avec vigueur le recyclage de figures de l’ancien régime, qualifié de “trahison majeure” envers les martyrs et les militants qui ont porté la Rupture.
Les cadres jugent également “incompréhensible” la marginalisation progressive du MONCAP, remplacé par des “opportunistes” sans ancrage dans la base.
Pour eux, ces dérives menacent l’essence même du projet Jub, Jubal, Jubanti. Face à ce qu’ils estiment être une dérive politique, les signataires exigent un sursaut présidentiel articulé autour de trois urgences :
1. Le nettoyage politique
Le Président est invité à “se libérer des parasites” et à écarter les acteurs de l’ancien système qui, selon eux, l’isolent et affaiblissent le Premier ministre.
2. L’union sacrée pour la patrie
Ils appellent à une convergence totale entre le Chef de l’État et Ousmane Sonko pour restaurer la confiance populaire.
3. Le retour à la base
Les cadres exigent que le Premier ministre puisse choisir librement ses hommes de confiance et réancrer l’action gouvernementale dans les valeurs du PASTEF et du MONCAP.
Le communiqué appelle enfin à une clarification immédiate de la ligne du pouvoir ; un dialogue direct entre le Président, le Premier ministre et le MONCAP Diaspora et à la création d’un Conseil stratégique chargé de préserver l’intégrité du projet national.
Dans une conclusion à la fois ferme et solennelle, les cadres affirment n’être mus que par une exigence : la fidélité à la parole donnée.
Ils refusent que la victoire populaire se transforme en “désillusion” et attendent un “signal fort” du Président pour confirmer que la Rupture n’est ni un slogan, ni un reniement.





Il était temps de vous voir réagir.
Cette déclaration me paraît importante.
Autre chose : vous qui auriez peut-être plus de facilité pour coontacter avec responsables supérieurs du pastef il est temps de secouer les les grands ex– responsables du parti qui sont devenus les dignitaires de ce gouvernement tels que El Malik Ndiaye, Biram Doulaye Diop ,Fadhilou Keita et Yacine Fall,et bien d’autres
Ce n’est pas avec la peur de sanction de ce lui qui a la signature qu’on arrivera à mettre ce pays sur la bonne voie ! Revisitons les Histoires des nations qui ont lutté pour libérer leurs populations.