Le Sénégal joue gros ce mardi à Kinshasa. Opposés à une RDC gonflée à bloc et portée par les 80 000 spectateurs du Stade des Martyrs, les Lions doivent s’imposer pour reprendre la première place du groupe B. Diminués en défense et privés d’Ismaïla Sarr en attaque, ils misent sur l’expérience de Sadio Mané et la fougue des jeunes pour dompter les Léopards.
Les Lions abordent ce choc avec des absences de taille. Moussa Niakhaté et Abdou Diallo, blessés, laissent un vide dans l’axe. Kalidou Koulibaly devra composer avec Abdoulaye Seck, tandis que Moustapha Mbow et Seyni Mbaye Ndiaye découvrent la sélection A. Face à Cédric Bakambu et Yoane Wissa, l’organisation défensive du Sénégal sera mise à rude épreuve.
Pour rappel, les Lions n’ont encaissé qu’un seul but en sept matchs de qualification. Mais la RDC, meilleure attaque du groupe (11 buts), est la seule équipe à avoir déjà trouvé la faille.
Devant, le doute persiste. Le Sénégal reste sur cinq matchs officiels sans but de ses attaquants. L’absence d’Ismaïla Sarr prive l’équipe de vitesse et de percussion. Sadio Mané, leader incontesté mais moins tranchant ces derniers temps, devra se réinventer. Nicolas Jackson et Boulaye Dia sont appelés à prendre plus de responsabilités, tandis qu’Iliman Ndiaye doit confirmer son potentiel créatif. Le salut pourrait venir du milieu de terrain : Pape Matar Sarr, meilleur buteur des Lions dans ces éliminatoires (3 buts, 1 passe décisive), symbolise cette montée en puissance.
Kinshasa, l’épreuve du feu
Au Stade des Martyrs, l’ambiance sera volcanique. La RDC rêve d’une première Coupe du monde depuis 1974 et compte sur son public pour galvaniser ses joueurs. Pour les Lions, le défi sera autant psychologique que technique : garder leur calme face à la ferveur, s’adapter à la pelouse synthétique et résister aux temps forts adverses. La colonne vertébrale sénégalaise (Mendy, Koulibaly, Gana Gueye, Mané), forte de son expérience, aura un rôle crucial pour encadrer la jeunesse.
Avec 46 buts et 26 passes en 114 sélections, Sadio Mané reste le phare des Lions. Mais muet depuis la première journée des éliminatoires, il doit rappeler qu’il est l’homme des grands rendez-vous. Pape Thiaw lui a accordé un rôle d’électron libre. « L’essentiel, c’est qu’il soit performant », a-t-il tranché. Face au rugueux Aaron Wan-Bissaka, Mané jouera plus qu’un simple match. Il devra prouver qu’il est encore le guide des Lions.
Deuxième du groupe B (15 pts, +9), derrière la RDC (16 pts, +8), le Sénégal sait qu’une victoire offrirait un ascendant psychologique énorme à deux journées de la fin. Un nul ou une défaite laisserait les Léopards en tête. À Kinshasa, ce n’est pas seulement la première place qui se joue, mais le destin des Lions vers la Coupe du monde 2026.
Raune





