Au Niger, l’inquiétude grandit autour du journaliste Moussa Kaka, porté disparu depuis le 31 août dernier à Niamey. Âgé de 66 ans, il avait quitté les locaux de la radio-télévision Saraounia pour rentrer chez lui, mais n’est jamais arrivé à destination. Depuis, sa famille et son avocat restent sans nouvelles.
Reporters sans frontières (RSF) évoque une possible disparition forcée et estime que des éléments pourraient impliquer les autorités militaires nigériennes ou des personnes qui leur seraient liées. L’organisation a saisi le Comité des disparitions forcées de l’ONU et appelle les autorités à ouvrir une enquête.
De son côté, le G25, un collectif de la société civile nigérienne, affirme, sur la base de ses propres enquêtes et recoupements, que Moussa Kaka serait détenu par la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE).
RSF dénonce le silence des autorités nigériennes et réclame des explications sur les circonstances de cette disparition. L’organisation demande également que le journaliste puisse retrouver sa liberté et sa famille.



