Par conférence de presse interposée, on n’a pas assisté à des joutes verbales, mais les mots ont semblé voler assez bas. Quand le sélectionneur du Mali, Tom Saintfiet parle de « guerre » à propos du quart de demain, Pape Thiaw prend son contre-pied et évoque une rencontre entre frères qui seront adversaires pendant deux heures », le temps d’une rencontre. 

« Chaque famille sénégalaise à des parents au Mali et inversement. Moi qui suis issu de ce mixage, mère malienne et père sénégalais, je me refuse de parler de guerre », s’insurge le technicien sénégalais. 

Quand, à court d’argument, le coach malien souligne que son équipe « a joué avec des adversaires plus forts que le Sénégal, le Maroc et la Tunisie, tous des mondialistes », ce qui a soulevé un léger murmure dans la salle. Avant de nuancer son propos en ces termes : « mais c’était des équipes de l’Afrique du nord. Le Sénégal demeure une référence en Afrique et au-delà, pour s’être qualifié à la Coupe du monde trois fois de suite, c’est une équipe stable avec de très bonnes individualités et un collectif assez outillé ». 

Pour Thiaw, « le Sénégal ne déviera pas de son plan de jeu. On va rester focus sur nos forces et essayer de nous montrer plus décisifs devant. L’adversaire a montré de bonnes choses, ce qui explique sa place dans le grand huit ».

Pour Saintfiet, il est prévu un plan pour arriver à bout de cette sélection sénégalaise. « Chaque match est différent, on peut bien jouer et perdre comme ne pas bien jouer et passer. On espère pousser l’adversaire jusqu’à la série des tirs au but et nous qualifier, même si on s’attend à un match très difficile. Ce qui nous poussera à bien défendre ensemble pour continuer à rester dans la compétition », révèle-t-il.  Car ayant pris conscience, mieux que quiconque, du manque criard de réalisme de son équipe qui n’a inscrit que trois buts en quatre sorties. Et tous du fait d’un seul joueur, Sinayoko, l’attaquant de pointe. 

Naturellement, côté sénégalais, même si on s’attend à tout dans ce quart de finale avec le voisin malien, on espère ne pas en arriver à cette fatidique série. « On se crée beaucoup d’opportunités, à nous de concrétiser le maximum afin de nous faciliter la tâche, attaque Thiaw, prenant ainsi le contre-pied de son homologue. 

Avant de militer pour un équilibre défensif, un sens tactique éprouvé et une efficacité retrouvée, le triptyque qui constituerait la clé de la rencontre.  

Il faut juste rappeler que le Mali demeure la seule sélection dans ce grand huit à n’avoir jamais remporté la CAN. « c’est peut-être notre moment », susurre le sélectionneur des Aigles.

Assane Diallo

Description de l'image
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest

0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires