Quart de finale : Sénégal / Côte d’Ivoire (0-0, 5-3 TAB), les Lionceaux ratent le quart

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Le Sénégal ne conservera pas son titre de champion d’Afrique de la catégorie U17, il a été sorti, en quart de finale, par la Cote d’Ivoire à la série des tirs aux buts (5-3). Après un résultat nul et vierge, les Lionceaux ont manqué leur second tir alors que leurs adversaires ont fait carton plein.
Les cinq tirs ivoiriens ont tous été placés et réussis sur le côté droit de Vincent Gomis qui, malgré sa bonne taille, a manqué d’explosivité sur sa ligne. Si ce n’est une main molle sur le quatrième tir ivoirien. Ouvrant du coup, la succession du Sénégal à cette Can dont le Maroc est le pays hôte.
Ils n’auront pas usurpé cette qualification en demi-finale, les éléphanteaux, pour avoir su s’adapter à l’adversaire, à prendre son pouls, pour enfin sortir de leur torpeur et poser le jeu. Comme ils savent le faire depuis le début de cette compétition. Le fait de ne pas marquer pendant le temps réglementaire –malgré les dix buts inscrits en trois sorties- ne les a pas perturbés pour autant. Aidés en cela pas un Sénégal jouant le frein en main, très limité dans ses prises de risques.

Au jeu de possession, les lionceaux se sont même fait reprendre pas l’adversaire. C’est dire que même sur son point fort, le Sénégal a été défait. Dans ce match cadenassé, les Lionceaux ont cruellement manqué de verticalité, laissant l’arrière-garde adverse passer du bon temps. Ce n’est qu’à l’expulsion de Sylla pour jeu dangereux que les choses se sont emballées, un chouia. Deux occases coup sur coup qui auraient mérité meilleur sort. Mbodji qui a replacé Baytir, sur le front de l’attaque sénégalaise, profite de la sortie hasardeuse du portier ivoirien pour servir Sorry Sow, dont la frappe est sauvée sur la ligne. Dans la foulée, les ivoiriens réclamaient un penalty, car la frappe de Ngessan touche la main de Cissé.
Après c’est une domination stérile côté sénégalais, car le jeu brouillon n’aura aucun effet dévastateur sur l’adversaire qui aura crû en son étoile jusqu’au bout.
Côté sénégalais, ce cru ne marquera pas les esprits. Non pas parce qu’il a perdu en quart de finale, non pas parce que Pape Faye n’a pas lâché les brides, mais parce qu’il aura manqué d’efficacité. De verticalité dans ses intentions et dans ses prises de risques. Heureusement que la Coupe du monde au Qatar, en juin prochain, pourra atténuer cette peine et panser des blessures psychologiques qui découleraient du traumatisme de la défaite.
D’ici la prochaine échéance, le staff a l’impérieux devoir de trouver deux attaquants plus adroits devant les buts. Sinon, les mêmes maux produiront les mêmes effets.
Assane Diallo

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