Dans son discours à la nation prononcé ce jeudi 3 avril 2025, à la veille de la célébration de la fête de l’Indépendance du 4 avril, marquant le 65e anniversaire de l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale, le président Bassirou Diomaye Faye a fait une série d’annonce sur des réformes dans le secteur de la justice. Des annonces qui font suite aux concertations nationales sur la justice qui ont eu lieu il y’a quelques mois.
« Mes chers compatriotes, voilà un an déjà que nous avons entrepris de transformer profondément notre pays, en dressant avec rigueur et lucidité, un diagnostic sans complaisance de la situation économique. Même si la situation actuelle révèle des défis encore plus grands que nous devrons relever, le devoir de vérité constitue le socle de la rupture systémique que nous avons engagée avec détermination et responsabilité. D’ores et déjà, le gouvernement s’est résolument engagé dans un vaste
chantier de réformes. Elles visent l’optimisation des finances locales, une politique budgétaire transparente, la rationalisation des dépenses et la gestion efficiente de la dette, pour préserver la viabilité des finances publiques », a indiqué le chef de l’Etat.
« Notre vivre ensemble, fondé sur des valeurs cardinales, constitue notre trésor commun. C’est pourquoi, la cohésion nationale demeure ma seule et unique boussole », a souligné le président Bassirou Diomaye Faye avant d’ajouter : « Ainsi, nous matérialisons notre engagement à garantir une cohésion nationale toujours renforcée, fondement indispensable du Sénégal juste, solidaire et prospère auquel nous aspirons tous. Il me plait ainsi d’informer le peuple Sénégalais, que les lois sur la transparence sont finalisées et mises dans le circuit pour leur examen prochain en Conseil des ministres. Par ailleurs, les travaux du comité ad hoc chargé de la mise en œuvre des consensus issus des assises de la justice se poursuivent sereinement ».
La mort du Conseil constitutionnel actée
L’une des annonces marquantes est le remplacement du Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle qui aura des pouvoirs plus élargis. Ce sera en corrélation avec une révision de la Constitution pour actée différentes reformes portées par le nouveau pouvoir.
« A ce jour, le projet de loi organique relatif à la Cour constitutionnelle, le projet de révision de la Constitution et le projet de loi organique relatif au Conseil supérieur de la magistrature, ainsi que les décrets d’application y afférents ont été finalisés et transmis pour validation », a informé le chef de l’Etat qui précise que « les textes consacrant le juge des libertés et de la détention, ainsi que les modifications du Code Pénal et du Code de procédure pénale, pour ce qui concerne, entre autres, les retours de parquet, suivront bientôt ».
« Dans le sillage des concertations, j’annonce que le thème de la prochaine Journée nationale du dialogue national portera sur le système politique. Le projet de termes de référence, déjà finalisé sera transmis, dans les meilleurs délais, à toutes les parties prenantes pour amendements, et contributions, pour une meilleure préparation des travaux », a-t-il par ailleurs renseigné.
Raune




