Le refus du président de Pastef et premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko de permettre au FMI de restructurer la dette du Sénégal a eu des conséquences directes. L’onde de choc de ce refus déclamé devant une foule monstre samedi dernier s’est propagé jusqu’au marchés financiers. Aujourd’hui, à l’ouverture du marché, selon Bloomberg, les obligations du Sénégal qui arrivent à échéance en décembre 2031 sont tombées à 71,36% pour un $. 

La plus forte baisse jamais enregistrée en clôture. Qu’à cela ne tienne, le refus assumé du premier ministre Ousmane Sonko d’une restructuration de la dette après les échanges avec le Fmi sont la conséquence directe de cette nouvelle chute des euro-obligations sénégalaises. 

Le FMI et les autres partenaires entendent imposer au régime démocratiquement élu par les sénégalais des mesures qui plongeraient le pays dans une crise sociale sans précédent. Entre autres, la levée des subventions sur les produits de consommation, sur les denrées, sur l’électricité et le carburant, qui ne créeraient qu’un climat social délétère. 

Il faut d’ores et déjà subodorer qu’un tel tableau embraserait le Sénégal et ferait le lit d’une grande instabilité politique et sécuritaire.

L’appel du 8 novembre est à analyser sous cet aspect, qui est de partager avec le peuple ces appréhensions et de solliciter son soutien pour faire face à ces lendemains difficiles. Du fait d’une dette que l’ancien régime de Macky Sall n’a jamais utilisée pour le bien exclusif de la nation. 

Sonko et son gouvernement ont justement bien fait de dire non à cette institution qui ne gère que ses intérêts et qui se soucie que très peu des retombées sombres de ses mesures drastiques. Dans ce sillage, le président de Pastef a sollicité des sénégalais qu’ils consentent à des sacrifices afin de surmonter ces moments difficiles. 

Mais il faudra que le sacrifice commence par les responsables d’en haut. A eux de montrer l’exemple et la voie à suivre pour amortir au mieux le choc de la dette. La réforme des fonds secrets, la rationalisation des agences, reformer le parc automobile en supprimant l’achat de véhicules inadaptés à la situation, sont, entre autres des mesures directes prises par le gouvernement. Ce ne serait pas de trop de voir les ministres et députés aussi réduire leurs émoluments 

Le FMI, dont beaucoup doutent de la sincérité dans ce dossier, en refusant de financer un nouveau programme élaboré par le régime Pastef, contrarie grandement à la marche normale de l’économie. 

Mais un Sénégal débout, avec ses dignes fils, fera face à travers ce sacrifice sur les trois prochaines années. C’est à ce prix, seulement, que le Sénégal gagnera sa souveraineté et sa véritable indépendance. Le FMI n’a aidé aucun pays à se développer, sinon à davantage dépendre de lui en lui cédant des pans entiers de son économie. 

Ousmane Sonko et le régime Pastef lui ont dit non. Car cette institution ne nous veut pas que du bien.

Assane Diallo

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