Une scène d’une violence insoutenable, capturée en vidéo et largement relayée sur les réseaux sociaux, a plongé la ville de Saint-Louis dans la stupeur et l’indignation. On y voit un adolescent, manifestement mineur, maintenu de force par deux hommes pendant qu’un troisième le frappe sauvagement à l’aide d’un câble. La vidéo, virale en quelques heures, a suscité une vague d’émotion et conduit à l’ouverture immédiate d’une enquête judiciaire.
Cette vidéo a entraîné une réaction rapide des autorités locales. Le parquet de Saint-Louis a immédiatement saisi les services de police, et une enquête a été diligentée pour identifier les auteurs de l’agression. Les investigations ont permis d’identifier la victime et de localiser les suspects dans un délai très court.
Selon le journal Libération, la victime, M. Diakhaté, âgé de 15 ans, est originaire de Thiès. Il résidait à Saint-Louis chez son oncle, Arona Diakhaté, afin de poursuivre ses études au CEM André Peytavin, où il était inscrit en classe de 6e secondaire. Ce qui devait être un environnement propice à l’éducation s’est transformé en véritable cauchemar.
Grâce à l’intervention conjointe de l’Agence éducative en milieu ouvert (AEMO) et d’un délégué de quartier, le jeune garçon a été retrouvé dans le quartier de Ndioloffène. Il a immédiatement été pris en charge médicalement et placé sous protection.
Trois suspects interpellés et placés en garde à vue
Les trois agresseurs présumés ont été identifiés et arrêtés. Il s’agit d’Abdoulaye Diakhaté, 35 ans, qui aurait porté les coups à l’aide d’un câble électrique ; Arona Wade, 24 ans, et Leity Ndiaye, 23 ans, accusés d’avoir immobilisé l’adolescent durant l’agression.
Tous trois ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour violences aggravées et sévices corporels sur mineur. L’arme du délit – un câble ayant causé de profondes lacérations au dos de la victime – a été saisie et placée sous scellé.
Ce drame relance le débat sur les violences dites « éducatives » encore trop fréquentes dans certains foyers. Si les mobiles exacts de cette agression n’ont pas encore été communiqués par les autorités, les associations de défense des droits de l’enfant réclament d’ores et déjà des sanctions exemplaires.
En attendant les suites judiciaires, la priorité reste la prise en charge psychologique et médicale de l’adolescent, profondément marqué par cette agression.
Raune





