Lors du Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’un suivi rigoureux et accéléré des projets prioritaires, notamment dans les secteurs de la santé et de la nutrition. À travers plusieurs données chiffrées, le chef du gouvernement a dressé un état des lieux marqué à la fois par des avancées notables et des défis structurels importants.
310 milliards FCFA mobilisés pour quatre projets sanitaires structurants
Au cœur de son intervention, le Premier ministre a fait le point sur quatre projets majeurs du secteur de la santé, pour un montant global estimé à près de 310 milliards FCFA.
Ces infrastructures stratégiques enregistrent des niveaux d’exécution variables :
- L’hôpital Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane, d’un coût de 46 milliards FCFA, est réalisé à 95 %
- La reconstruction de l’hôpital Hôpital Aristide Le Dantec (PRHAD), estimée à 92,5 milliards FCFA, affiche un taux d’avancement de 60 %
- Le projet AFRICAMARIL de l’Institut Pasteur de Dakar, d’un montant de 21,5 milliards FCFA, est exécuté à 80 %
- Le projet MADIBA, évalué à 145,4 milliards FCFA, atteint 48 % d’exécution
Face à ces chiffres, Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité d’accélérer la cadence des travaux afin de renforcer durablement l’offre sanitaire nationale.
La sous-nutrition, un coût économique et social majeur
S’agissant de la nutrition, le chef du gouvernement a révélé que la sous-nutrition représente un coût annuel estimé à 856 millions de dollars, soit environ 3,2 % du revenu national brut du Sénégal.
Malgré les efforts publics, la situation nutritionnelle reste préoccupante :
- 17 % des enfants de 0 à 5 ans souffrent de retard de croissance
- 10 % sont touchés par le kwashiorkor
- 22 % de la population présente une obésité abdominale, avec une prévalence plus marquée chez les femmes
Ces indicateurs traduisent, selon les autorités, la nécessité de renforcer les politiques publiques en matière de nutrition.
Des réformes annoncées pour améliorer les indicateurs d’ici 2026
Pour inverser les tendances actuelles, plusieurs réformes ont été annoncées. Elles portent notamment sur :
- l’actualisation de la politique nationale de nutrition
- la mise en place d’une plateforme digitale de collecte et d’analyse des données d’ici fin 2026
- le renforcement des campagnes de sensibilisation et d’éducation nutritionnelle
En conclusion, Ousmane Sonko a appelé les membres du gouvernement à accorder une priorité renforcée aux politiques nutritionnelles, tout en améliorant la coordination entre les secteurs concernés, afin d’assurer un impact durable sur la santé des populations.




