Le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI) tentent de resserrer leurs positions sur la stratégie économique du pays. Mardi 14 avril 2026, en marge des réunions de printemps à Washington, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a reçu les ministres Cheikh Diba (Finances) et Abdourahmane Sarr (Économie). Une rencontre jugée « productive », centrée sur la dette et les réformes budgétaires.
Mais derrière ce signal positif, les divergences persistent. En ligne de mire : les prévisions de croissance qui conditionnent le futur programme de financement 2026-2028. Dakar conteste des projections jugées trop pessimistes, tandis que le FMI estime les ambitions de l’État excessivement optimistes. De cet arbitrage dépendra le volume de ressources que le pays devra lever sur les marchés pour boucler son budget.
Sur le dossier sensible du « misreporting », les lignes bougent. Les deux parties s’accordent sur un audit de la dette et une révision des statistiques publiques. Selon Cheikh Diba, le plan de redressement du gouvernement a été globalement validé, sous réserve de mesures préalables avant le passage devant le Conseil d’administration du FMI.
Objectif affiché par Dakar : éviter à tout prix une restructuration de la dette, scénario que l’institution de Bretton Woods pourrait recommander en cas de tensions financières. En stabilisant ses indicateurs macroéconomiques, le Sénégal espère contenir ses besoins de financement et préserver la trajectoire de son économie à moyen terme.




