En visite de travail en Turquie, le Premier ministre Ousmane Sonko a rencontré la communauté sénégalaise résidant dans ce pays. À cette occasion, il est revenu sur le Plan de redressement national lancé récemment par son gouvernement . Un plan qui, bien que critiqué, vise à sortir le pays des difficultés qu’il traverse.
Devant ses compatriotes de la diaspora, le Premier ministre n’a pas manqué d’exprimer son regret face à certaines attitudes qu’il juge contre-productives, notamment celles de certains intellectuels qu’il accuse de systématiquement rejeter toute idée novatrice.
« Nous, Sénégalais, manquons de confiance en nous-mêmes. Dès qu’une initiative est lancée, certains vous diront tout de suite que ce n’est pas possible. Et quand nous avons présenté le Plan de redressement, nos soi-disant intellectuels ont été les premiers à dire que ce n’était pas faisable », a-t-il déclaré, devant un auditoire largement acquis à sa cause.
Ousmane Sonko a insisté sur le fait que ce plan n’est pas une simple stratégie d’urgence, mais une véritable démarche souveraine. Selon lui, il ne s’agit pas d’un projet qui tend la main, mais d’une vision lucide et responsable.
« Ceux qui disent que le Plan de redressement est un plan d’imposition, demandez-leur ce qu’ils proposent. Ils ont laissé une dette cachée de plus de 7 000 milliards de francs CFA — un gouffre que nous devons combler. Ils parlent matin, midi et soir. Mais qu’auraient-ils fait s’ils étaient confrontés à une telle situation ? », a-t-il lancé.
En conclusion, le Premier ministre a affirmé qu’il avait pris son destin en main, convaincu que la vérité et la transparence doivent guider l’action publique pour sortir durablement le Sénégal de l’impasse économique.




