UCAD : 72 heures pour éviter l’explosion

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Le compte à rebours est lancé. Les étudiants de l’UCAD ont dégoupillé la grenade et offrent 72 heures aux autorités pour désamorcer la crise. Après, promettent-ils, ce sera le chaos.

La trêve annoncée par le Collectif des amicales n’a rien d’une reddition. C’est un ultimatum, à peine déguisé en geste d’ouverture. « Passé ce délai, nous reprenons la lutte jusqu’à satisfaction totale », martèlent les représentants étudiants dans un communiqué qui ne laisse aucune place à l’ambiguïté.

Trois jours de mobilisation ont suffi pour mettre l’université en ébullition. Le motif ? Des bourses amputées, des promesses non tenues, et surtout un Directeur des bourses dont le communiqué a fait l’effet d’une gifle. « Laconique », « incohérent », « irrespectueux » : les qualificatifs fusent. Pour les étudiants, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

Le ton monte d’un cran. Le Collectif ne réclame plus seulement de l’argent. Il exige désormais le départ immédiat du Directeur des bourses. Une escalade qui témoigne de la fracture béante entre administration et communauté universitaire.

« L’étudiant de l’UCAD a toujours été la variable d’ajustement des nouveaux régimes », dénoncent les représentants, pointant du doigt une constante : les autorités ne bougent qu’après le drame, jamais avant. Cette fois, les étudiants veulent inverser la tendance.

Le message est clair : soit les autorités accouchent d’une solution dans les 72 heures, soit l’UCAD s’enfonce dans une crise dont personne ne maîtrisera l’issue. Le chronomètre tourne.

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