En 2024, l’UEMOA a enregistré des performances macroéconomiques encourageantes, marquées par une croissance de 6,3 % malgré un contexte mondial difficile et une inflation moyenne en baisse à 3,5 %. Cette progression a été soutenue par une bonne campagne agricole et le dynamisme des industries extractives.
La situation budgétaire s’est améliorée grâce à une meilleure mobilisation des recettes, réduisant le déficit à 5 % du PIB contre 6,6 % en 2023, bien que l’endettement ait légèrement augmenté à 64,8 %. Sur le plan extérieur, le déficit courant a reculé à 5,9 % du PIB, porté par une hausse des exportations (+13,6 %) et un ralentissement des importations (-1,2 %). La masse monétaire a progressé de 8,9 % en raison de la consolidation des actifs extérieurs et des créances intérieures.
Les perspectives pour 2025 prévoient une croissance de 6,7 %, une inflation autour de 3 % et une poursuite de la consolidation budgétaire, avec un déficit attendu à 3,7 % du PIB et un taux d’endettement en baisse à 63 %. Le déficit courant pourrait descendre à 3,5 %, porté par une balance commerciale favorable et une intensification des échanges intra-UEMOA.
Afin de renforcer l’intégration régionale et bâtir un espace économique durable et prospère à l’horizon 2040, l’Union a adopté une nouvelle vision stratégique et lancé le plan IMPACT 2030. Celui-ci s’articule autour de 13 écosystèmes regroupés en trois familles (agro-industrie, industries légères et extractives, services à valeur ajoutée) et cinq axes majeurs : développement des écosystèmes productifs, infrastructures, capital humain, intégration régionale et modernisation de la gouvernance.




