Il y a un an, jour pour jour, les Sénégalais élisaient pour la première fois leur président dès le premier tour. Un moment historique, avec l’arrivée au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, alors opposant et candidat du parti Pastef, qui succédait à Macky Sall après douze ans de règne. Porté par des promesses de rupture, il devenait le cinquième président du Sénégal.
Douze mois plus tard, où en est le pays ? Si les audits sur la gestion des finances publiques ont bien été initiés, des observateurs pointent une certaine lenteur dans la mise en œuvre des réformes.
Selon Alassane Dao, professeur en sciences politiques à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, cette situation s’explique en partie par l’état des finances publiques laissé aux nouvelles autorités. ” L’agenda gouvernemental est très chargé, avec des priorités urgentes à traiter “, souligne-t-il.
D’abord, la gestion de la campagne arachidière, puis les inondations, et enfin l’adoption de la loi de finances, qui a accaparé une grande partie du travail parlementaire. Aujourd’hui, évaluer l’action du gouvernement reste complexe. “Il y a des avancées, notamment avec la certification des finances publiques par la Cour des comptes, mais de nombreuses réformes ont une incidence budgétaire importante”, analyse M. Dao.
Dans un contexte économique tendu, le financement des réformes, notamment dans l’agriculture, reste un défi majeur, ce qui explique en partie les lenteurs observées.




