Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a annoncé une grève de 72 heures à compter du mardi 24 juin 2025. Dans une déclaration publiée ce samedi, le Bureau national du syndicat dénonce l’inaction des autorités face à ce qu’il qualifie de « traitement injuste » infligé aux ayants droit des enseignants-décédés.
Au cœur de cette mobilisation figure le décret n°2025-398 signé le 7 mars 2025 par le Président de la République et le Premier ministre. Ce texte modifie le décret n°2020-1788 du 23 septembre 2020 en instituant une allocation spéciale de réversion destinée aux veuves, veufs et orphelins des enseignants-chercheurs titulaires d’université décédés.
Mais selon le SAES, le Fonds national de retraite (FNR) refuse toujours d’appliquer cette mesure, privant les familles concernées de leurs droits. Le syndicat dénonce un « entêtement » du FNR qui, en ignorant ce décret, « refuse de reverser la pension de réversion aux ayants droit », une situation jugée inacceptable.
Le SAES pointe également du doigt la « léthargie de la tutelle », accusée de passivité malgré les multiples alertes, dont les préavis de grève du 13 janvier dernier. Fort du mandat reçu lors de la Conférence nationale des sections, tenue le 17 mai 2025 à l’Université Gaston Berger, le syndicat a décidé de relancer la lutte.
À ce titre, il appelle ses militants à observer une grève de 72 heures les mardi 24, mercredi 25 et jeudi 26 juin 2025. Cette grève couvre non seulement toutes les activités pédagogiques (cours, soutenances, délibérations), mais aussi les réunions administratives et les formations payantes.
Le SAES appelle à une forte mobilisation dans toutes les universités publiques pour exiger l’application immédiate du décret présidentiel. Il insiste sur l’urgence de « restaurer la dignité des familles des défunts camarades ».
Enfin, le syndicat n’écarte pas l’éventualité d’un boycott de la présidence des jurys du baccalauréat 2025 si la situation demeure inchangée.
« Si l’injustice infligée par le FNR persiste, le SAES prendra toutes les mesures nécessaires », prévient le Bureau national.
Raune





