Le quartier de la Cité Mentor, à la Zac-Mbao, replonge dans le débat persistant sur l’insécurité urbaine. Ce samedi, une tentative de braquage en plein jour a une nouvelle fois semé la psychose au sein des populations.
Trois jeunes circulant à moto ont pris pour cible une dame qui se rendait à une cérémonie religieuse. Sous la menace d’un couteau, elle a été contrainte de remettre son téléphone portable. En refusant toutefois d’abandonner son sac et en appelant à l’aide, elle a alerté le voisinage, mettant en fuite les agresseurs.
Mais l’incident a rapidement dégénéré. Si le conducteur de la moto est parvenu à s’échapper dans un premier temps, ses deux complices, A. Ndiaye (18 ans) et C. T. Diouf (20 ans), ont été rattrapés par une foule excédée, visiblement à bout face à la recrudescence des actes de banditisme dans la zone.
Roués de coups, atteints par des jets de pierres et divers projectiles, les deux jeunes ont frôlé le pire. Ils n’ont dû leur survie qu’à l’intervention rapide des éléments de la police de Zac-Mbao, qui les ont extraits de la vindicte populaire alors qu’ils étaient inconscients et grièvement blessés, avant de les acheminer sous escorte vers un poste de santé.
Le troisième suspect, D. Mar (19 ans), a été appréhendé plus tard dans la journée par des ouvriers. L’enquête a révélé que deux des trois mis en cause sont des récidivistes, déjà condamnés pour vol.
Malgré leur état de santé jugé préoccupant, les trois individus ont été présentés au parquet et placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs, vol en réunion, usage d’arme blanche et recours à un moyen de transport.
Au-delà de ce fait divers, cet épisode relance les interrogations sur la sécurité des citoyens, notamment des femmes, dans certains quartiers périphériques où les agressions à moto semblent devenir un mode opératoire récurrent.




